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Compte rendu la 2ème table ronde autour du Memorandum à Liège (23 juin 2023)

Quelles sont les réactions des décideurs politiques aux propositions du mémorandum ? Les recommandations du mémorandum s’intègrent-elles dans la politique au niveau wallon? Quelles sont les questions que les décideurs politiques doivent privilégier, aujourd’hui et dans la perspective des élections de 2024? Comment les organisations, les entreprises et les autorités peuvent-elles améliorer la situation des familles monoparentales? Ensemble, nous voulons trouver des réponses constructives aux défis sociaux croissants auxquels les familles monoparentales sont confrontées chaque jour. 

Format de la table ronde

La soirée s’est déroulée sous la forme d’une table ronde interactive, dans une structure « fishbowl » où deux cercles étaient formés :

  • Le cercle intérieur contenait quelques représentantes politiques invitées, des représentantes d’associations ainsi que le modérateur.
  • Le cercle extérieur était composé du public, principalement composé de membres d’associations, de personnes en situation de monoparentalité ainsi que d’employés d’IKEA Belgique.

Durant la soirée, le public pouvait interagir librement avec les intervenants principaux en posant des questions ou en partageant leur témoignages.

Les intervenants de la soirée étaient les suivants :

  • Hélène Ryckmans: députée wallonne du groupe politique écolo, membre de la commission pour l’égalité entre les hommes et les femmes
  • Christine Mauel: députée wallonne du groupe politique MR
  • Marie Jacqmin: conseillère politique pour le groupe politique les Engagés
  • Marie-Claire Mvumbi: représentante de l’association COFAMON (collectif des familles monoparentales)
  • Christine Vanhessen: directrice de l’association AMA (Fédération des maisons d’accueil et des services d’aide aux sans-abris)
  • Isabelle Laurent: Maison Maternelle/Maison heureuse

Le modérateur de la soirée était Martin Germeau

Introduction

Martin Germeau  a introduit la soirée en présentant son rôle de modérateur et sa mission de «concevoir et de faire vivre des échanges qui ont de la valeur pour chacun».

Chiara Mazzaplupi, porte-parole d’IKEA Belgique a ensuite pris la parole et remercié les nombreuses associations présentes ainsi que celles qui se sont impliquées dans le projet « Bienvenue chez vous » depuis son lancement. Elle a ensuite présenté la manière dont ce projet s’inscrivait dans la vision d’IKEA.

En développant ce projet, IKEA a pour volonté d’améliorer le quotidien du plus grand nombre de personnes ainsi que de la société de manière générale. En se concentrant sur les familles monoparentales, IKEA entend contribuer à une société plus équitable. De par sa nature, IKEA a souhaité concentrer toute son énergie dans un domaine où il avait la capacité de faire la différence : le « bien vivre » à la maison et c’est de cette manière que le projet « Welcome home » a vu le jour.

Avec pour objectif de faciliter l’accès à des logements décents pour des familles monoparentales vulnérables, Welcome Home est un plan étalé sur plusieurs années et qui s’est dans un premier temps associé à différentes ONG : l’AMA, la CAW (Centrum Algemeen Welzijn) ainsi que Caritas Luxembourg

Ce programme comporte trois angles :

  • Les donations : au travers de différentes associations telles que la Fondation Roi Baudoin, Welcome home est déjà venu en aide à plus de 2500 personnes depuis 2021.
  • Le bénévolat : 400 collaborateurs IKEA sont déjà venus en aide à différentes maisons d’accueil à travers la Belgique.
  • La sensibilisation du grand public : IKEA veut utiliser sa notoriété pour booster la visibilité de la cause des familles monoparentales. Pour ce faire, différentes initiatives ont déjà été mises en places telles qu’un Hackathon d’où ont émergé 10 recommandations réalistes et réalisables.

Suite à cet introduction, le modérateur est revenu sur les différentes étapes ayant eu lieu dans le cadre du projet « Welcome Home » :

  • Un Hackathon ayant eu lieu en juin 2022 et qui a rassemblé différentes associations afin de réfléchir ensemble la manière dont le quotidien des familles monoparentales pouvait être amélioré. De là est né un mémorandum reprenant 10 recommandations.
  • Des débats politiques portant sur ce mémorandum ont été organisés dans les 3 régions en Belgique afin d’interagir avec des représentants de différents groupes politiques et de voir la manière dont ils se positionnaient sur celui-ci en vue des élections de 2024.
  • Des événements locaux organisés aux quatre coins de la Belgique XXX

Martin Germeau a ensuite donné la parole aux représentantes des différentes associations afin qu’elles se présentent et qu’elles partagent l’élément le plus important du mémorandum selon elles.

Marie-Claire Mvumbi a tout d’abord présenté l’association Cofamon et a ensuite raconté la manière dont elle avait pris part au projet « Welcome home ». Sa première réaction a été de se questionner sur le lien entre IKEA et le combat qu’elle porte. Elle a ensuite expliqué que depuis 6 ans, elle tente par tous les moyens de faire bouger les choses aux différents niveaux de pouvoir mais qu’elle fait souvent face à des portent qui restent fermées.

Elle a donc participé au Hackathon durant deux journées et a constaté le grand nombre de forces vives qui avaient été mobilisées pour cet événement afin de réfléchir ensemble à ce qui pouvait être fait. Elle a cependant souligné le sentiment d’être impuissant et de ne pas être en mesure de résoudre les problèmes structuraux.

« On utilise un sparadrap action sur une jambe gangrenée »

A la veille des élections, et au vu des dépenses qui seront engendrées dans les campagne électorales, les associations estiment qu’il est temps de demander ce qui est prévu pour faciliter la vie des familles monoparentales.

Christine Vanhessen (AMA) a ensuite pris la parole et a brièvement présenté les actions de son association. En tant que Fédération des maisons d’accueil et service d’aide aux sans-abris, une partie des services consistent en des centres d’hébergements de courte durée pour les personnes seules. Dans ces centres, une personne sur trois est un enfant. Les travailleurs sociaux travaillant dans ces centres ont pour but d’accompagner ces personnes vers une autonomie avec pour objectif celui de leur retrouver un logement décent.

Parmi les différentes recommandations qui sont reprises dans le memorandum, l’AMA soutient tout particulièrement celle ayant attrait à l’accès au logement.

Isabelle Laurent (Maison maternelle) a finalement pris la parole. Celle-ci a expliqué que son associatio n’avait pas pris part à la rédaction du mémorandum mais qu’elle avait bénéficié de l’aide d’IKEA pour le réaménagement de la maison maternelle. Elle a partagé avec le groupe la bonne ambiance dans laquelle s’était déroulée la collaboration avec des bénévoles.

 

La table ronde !

Après avoir introduit les intervenantes politiques de la soirée, Martin Germeau a ensuite proposé un premier tour de table afin que les oratrices puissent partager leurs premières réactions, que ce soit vis-à-vis de l’initiative d’IKEA, du mémorandum ou des témoignages qui venaient d’être partagés.

Marie Jacqmin (Les Engagés) a commencé le tour en expliquant que cela faisait plusieurs années que son groupe politique avait mis en place un groupe de travail sur la thématique de la monoparentalité. Elle a souligné que l’accès au logement faisait partie de l’une de leur plus grande préoccupation car il y avait de nombreux cas de discrimination pour les familles monoparentales de la part des propriétaires. Elle a évoqué la volonté de mettre en place des mesures d’aide (achat ou location) pour les familles concernées. Elle a insisté le besoin de créer des logements sociaux supplémentaires ainsi que sur l’importance pour les familles monoparentales d’avoir le droit de louer à plusieurs des logements et a mentionné le fait que l’individualisation des droits faisait partie du programme des Engagés depuis 2019.

Christine Mauel (MR) a ensuite pris la parole en expliquant qu’elle avait travaillé 12 ans dans le logement public et qu’elle connait donc précisément les problèmes qui sont débattu ce soir en terme de logement. Elle a présenté les lignes directrices de son groupe politique sur cette thématique en mettant en avant la défense des intérêts des personnes qui travaillent. Selon elle, leur travail doit être valorisé et elle soutenait donc la réduction des taxes sur le salaire pour que les personnes souffrent moins au quotidien. Elle a affirmé être pour un grand nombre de recommandations présentes dans le mémorandum telles que l’accès au logement, l’encadrement du prix du logement,.. Elle ne soutient cependant pas le défavorisèrent du propriétaire et a souligné que tous les propriétaires n’étaient pas des multi-propriétaires. Elle s’oppose au 100% gratuit en argumentant que rien n’était gratuit et que quelqu’un devait toujours payer. Elle a tenu à remercier IKEA et son action qui a certainement également un impact sur ses employés en situation de monoparentalité.

Hélène Ryckmans (Ecolo) a continué en insistant sur l’importance d’impliquer les entreprises dans un process de responsabilité sociale. Elle a expliqué que l’enjeu des familles monoparentales la mobilise depuis de nombreuses années et que la priorité pour son groupe politique était l’égalité hommes-femme qui est au cœur de son projet.

Il y a une volonté de renforcer le droit des femmes (dont le droit au logement fait partie intégrante) ainsi qu’une automaticité des droits qui sont pas toujours mis en œuvre de par le fait qu’il ne sont, soit pas activés, pas connus ou les procédures sont trop complexes.  En défendant l’automatisation des droits, Ecolo a pour but d’autonomiser les femmes. Cela va de pair avec le combat de la monoparentalité vu que la majorité des familles monoparentales sont des femmes. Elles font face à des discriminations multiples (accès à l’emploi, aux formations,..). L’accès au logement en urgence et aussi élément très important pour la députée.

Réactions

Christine V. :a réagi en première en soulignant que le contenu du mémorandum était la priorité de toutes les priorités. Elle a mis en avant le fait que certaines mesures n’étaient que le reflet de certaines situations qui se retrouvaient plus dans certaines régions que dans d’autres. Le mémorandum est selon elle un outil de base et il est nécessaire d’aller plus loin pour être plus spécifique. Elle prend l’exemple du problème du logement qui est plus vrai à Bruxelles qu’ailleurs.

« Le mémorandum est un condensé de réalités très différentes »

Témoignage d’une participante

Une participante en situation de monoparentalité a souhaité partager son expérience sur les problèmes d’accès aux logements sociaux. Elle a mis en avant la première difficulté de trouver un travail. Dans son cas, elle est parvenue à trouver un travail après un an et demi de recherche mais celui-ci est à 45km de son domicile et il lui a été compliqué de trouver une garderie où les horaires correspondaient à son rythme de vie. Quand elle a accueilli son deuxième enfant, et avec la fatigue du quotidien, elle s’est trouvée confrontée à deux choix : quitter son logement pour se rapprocher du travail (mais alors affronter les difficultés de trouver un logement pour une maman solo) ou acheter son propre bien. Cependant, il lui est impossible de contracter un prêt à cause de ses revenus et du fait qu’elle soit seule.

Elle a également souligné le fait qu’elle avait perdu tous ses droit depuis qu’elle travaillait et qu’elle dépassait de 50€ le seuil maximum et qu’elle avait donc été contraint de rembourser une certaine somme qui lui avait été donnée avant qu’elle ne travaille. Elle met donc en avant la difficulté de travailler et de ne pas avoir de revenus importants et de tout de même perdre ses droits.

Réactions

Christine M. a souhaité rebondir en insistant sur l’importance de faciliter la vie aux personnes qui travaillent et de les valoriser. Elle a continuant en expliquant que la vie était également dure pour les personnes qui travaillaient car « la société a tendance à regarder les personne qui vont le plus mal mais il existe une grande catégorie de personnes qui travaillent et qui souffrent aussi. ». Elle a suggéré de travailler sur la fiscalité , notamment via des mesures pour l’abattement social sur les premiers achats pour les jeunes propriétaires. Elle a également suggéré une mesure concernant l’amélioration du système de titre service, le renforcement de la politique d’accueil à la petite enfance, l’abaissement scolaire à 3 ans,…

Elle a abordé le fait qu’en Wallonie, deux ministres différents étaient en charge du logement et de l’action sociale. Elle a expliqué cela en indiquant qu’en Wallonie, on investissait dans la personne ainsi que dans la construction au bénéfice des sociétés de logements mais que cela les précarise également car ces sociétés doivent assumer les prix et couts de la rénovation. Selon elle, favoriser l’aide à la personne serait une bonne mesure pour que les sociétés de logement puissent augmenter les loyers (tout en les garantissant juste) et ainsi se permettre de construire et rénover des logements.

Hélène R. a rebondi en soulignant que des sociétés de crédit social existaient et que pour l’instant, une majorité était donnée aux ménages ayant un certain revenu inférieur mais pas nécessairement des femmes. Elle a également insisté sur la nécessité de penser les politiques de logement pour faciliter la cohabitation, le dédoublement de logements et également œuvrer pour que les logements sociaux soient de qualité. Elle a fait le constat que le manque de logement sociaux était très important et qu’une allocation de loyer complémentaire avait été mise en place par la région wallonne et qu’elle correspondait à un montant de 150 €/enfant pour les familles étant sur des listes d’attentes de logement sociaux.

Elle a également soutenu l’idée de renforcer l’accès à habitant léger, une solution qui permettrait d’avoir accès à des logements sur des terrains plus petits avec des bâtisses moins couteuses. Il était également important pour elle de se concentrer sur l’accueil des enfants dans les crèches privées.

Témoignage d’une participante

Une participante en situation de handicap moteur a partagé son histoire et la fait qu’elle résidait dans un logement social qui n’était pas adapté à sa situation. Elle a fait part de son incompréhension concernant les nouvelles attributions de logements sociaux en expliquant qu’elle voyait de nombreuses attributions faites en faveur de familles complètes ou les parents travaillaient tous les deux. Selon elle, le logement social n’est pas juste car il est attribué parfois à des familles qui ne sont pas celles qui sont le plus dans le besoin.

Réactions

Marie-Claire M. a réagi en informant qu’elle travaillait avec quelques personnes du mouvement des Engagés et qu’ils préparaient un projet pour lutter contre l’utilisation abusive et trop longue des logements sociaux. Elle a évoqué la  problématique du nombre, de la rénovation ainsi que du fait que quand rentre dans les conditions pour tel type de maison, des prolongations sont possibles, même si la situation de départ a changé.

Hélène R. reconnait la difficulté de la situation mais souligne également le risque de retirer une famille de son logement social quand celle-ci ne correspond plus aux critères de base (perte du réseau social, de l’emploi,…). Cela risquerait de déplacer le problème ailleurs. Une alternative pourrait être celle de la majoration du loyer pour les chambres qui restent vides.

Christine M. explique que dans certains cas, une société de logement de services publics peut mettre quelques logements en équilibre pour abaisser les loyers ailleurs. Elle reconnait qu’il existe de nombreuses « mauvaises occupations » de logement sociaux car en réalité, certaines personnes n’habitent pas à l’endroit qui leur est destiné.

Question sur les AIS (Agence immobilière sociale) d’une participante:

Une participante a ensuite demandé comment faire pour que les AIS se développent d’avantage.

Réactions

Marie J. a expliqué que le système des AIS est souvent mal connu des propriétaires mais que cela doit être encouragé. Elle a donné l’exemple de certaines communes qui imposaient dans des gros projets immobiliers qu’un pourcentage soit dédié au logement public. Elle a ensuite insisté sur le fait qu’en tant que représentant politique, c’est leur mission de populariser les AIS auprès des propriétaires en leur présentant les intérêts qu’ils ont de louer à des familles monoparentales.

Christine M. soutient fortement l’idée des AIS qui permettent d’éviter les ghettos, œuvre pour la mixité sociale,… Elle a cependant souligné le problème du  double investissement (immobilier et humain) alors qu’il faut plus se concentrer sur l’humain et que pour le coté immobilier il faudrait se focaliser sur le loyer juste en fonction de l’état du logement. Les logements doivent êtres équitables.

Hélène R. a ensuite évoqué la possibilité d’abaisser le prix du foncier. Selon elle, on ne peut pas laisser au privé la liberté de fixer des prix de logement. Une régulation du prix du foncier devrait être faite via des observatoires et d’autres mécanismes

Christine V. partage l’observation de la différence de l’avant et de l’après COVID. La Wallonie n’est pas territoire uniforme et les loyers ne sont donc pas au même prix partout. Dans certaines zones géographique en Wallonie, il est assez facile de permettre à des familles monoparentales de pouvoir quitter une maison d’accueil pour un logement social ou en gestion par une AIS. Cependant, avec la crise COVID, une crise économique a émergée et on ne voit pas encore tous les effets de celle-ci.  Si on rajoute à cela les inondations, la crise énergétique,.. il ne suffit pas d’avoir que du logement mais on doit également faire face à toutes ces familles qui vont arriver, à des situations économiques plus compliquées et il y a une crainte de ne plus savoir faire face aux demandes.  Actuellement, le logement décent est trop cher et il faut agir à tout niveau.

Elle insiste sur le fait que ce sont des matières qui dépendent principalement du fédéral et que des calculs ont été réalisés et qu’ils prouvent que mettre fin au statut de cohabitant ne coutera pas plus cher à l’Etat.

Intervention d’une participante

Une participantes a relevé le fait qu’on parlait de familles monoparentale comme s’il n’y en avait qu’un seul type. En cas de séparation, des familles aux revenus moyens sont beaucoup  plus impactés que les familles en situation précaire. En effet, on peut perdre la moitié d’un revenu en séparation alors qu’en situation précaire, des aides existent.

Une autre participante a demandé s’il était envisageable de conserver le statut de famille monoparentale même en étant propriétaire. Elle souligne le besoin de reconnaissance des difficultés des familles monoparentales, même celles qui sont propriétaires.

Réactions

Christine M. regrette l’absence de représentant du groupe politique PS car pour le MR, des aides devraient également être proposées aux propriétaires. Elle regrette le fait que ceux qui travaillent soient punis car trop taxés.

Marie J.  est d’accord et ne trouvait pas normal qu’en travaillant plus, on gagne moins. Selon elle, la logique devrait être que plus on travaille, plus on gagne. Elle a donné l’exemple du prix de l’essence et du fait que pour certaines personnes, ça coute plus cher d’aller travailler que de rester à la maison. Elle voudrait des réformes fiscales réelles et un travail moins taxé. Les Engagés proposent des mesures d’aides à l’achat exprès pour familles monoparentales.

Hélène R. a réagi en insistant sur l’importance de penser aux familles monoparentales avec la lecture du genre, et plus particulièrement de la discrimination faite aux femmes et ce, peut-importe le revenus. Il faut conserver l’ accompagnement et les aides même si on travaille. Il faut renforcer le guichet information.

 

CLÔTURE DU DÉBAT

Marie-Claire M. a finalement clôturé la soirée en partageant quelques remarques et conclusions.

Elle a reconnu le fait qu’il s’agissait d’une problématique complexe qui touchait à de nombreux secteurs différents de la vie. Elle a souligné que le logement restait un angle primordial dans ce débat. Avant de chercher du travail, les familles ont besoin d’avoir un endroit où se reconstruire, c’est important pour les parents mais également pour les enfants. Il ne faut pas oublier que dernière chaque enfant il y a des parents qui sont dans une situation qu’ils n’ont pas voulue. Ils doivent se reconstruire et sans logement, ce n’est pas possible.

Dans un deuxième temps, elle partage la vision du MR et elle ne souhaite pas Deuxième point, elle rejoint le MR sur le fait qu’il fallait faire des distinctions entre les situations mais qu’on ne voulait pas créer de scission entre les familles monoparentales. Il est cependant important de souligner que quand on quitte la situation de précarité et qu’on travaille, on est encore plus pénalisé. On est dans un système qui décourage l’emploi et c’est un des premiers axes à travailler.

Un dernier point est le fait que tout ce qui a été réalisé ici n’est qu’un premier pas. Les associations sont ouvertes aux autres étapes et aux autres débats. Elles attendent les invitations des politiques pour continuer le débat et élaborer ensemble une réflexion plus profonde.

 

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